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Difficulté : niveau 1

Glossaire de photographie : débutant (niveau 1)

Glossaire | 2 commentaires

Bienvenue dans le glossaire de niveau 1 pour les débutants, où vous retrouverez l'intégralité des termes spécifiques à la photographie utilisés dans tous les articles de niveau 1 de ce blog. Comme dans un dictionnaire, les mots sont rangés par ordre alphabétique.

Avant de commencer la lecture de ce glossaire, veuillez prendre connaissance de la façon dont celui-ci est organisé en consultant cette page de présentation.

1 pouce

Taille de capteur que l’on retrouve dans les appareils numériques : compacts et bridges uniquement. On commence même d’en trouver dans certains smartphones (et nul doute qu’il y en aura de plus en plus à l’avenir). Les capteurs 1 pouce n’ont pas pour vocation d’être les plus qualitatifs qui soient : leur but principal est d’être très compact, et donc, de proposer des appareils qui le sont tout autant. Toutefois, ce serait une erreur de penser que la qualité d’image qu’ils sont capables d’offrir est mauvaise : accompagné d’un bon objectif, on peut obtenir de beaux résultats (même s’il ne faudra évidemment pas avoir une exigence trop élevée). Lorsque la luminosité vient à manquer, ils montrent vite leurs faiblesses, la surface n’étant pas assez grande pour capter suffisamment de lumière. Il existe des capteurs encore plus petits (très répandus dans les smartphones et certains vieux compacts d’entrée de gamme) aux performances moyennes. Les appareils dotés de capteurs 1 pouce sont donc réservés à ceux qui veulent un boîtier qui sait se faire oublier, quitte à sacrifier un peu les bokeh intenses et la qualité d’image (bien qu’encore une fois, on puisse en tirer de belles choses).

24×36

Abréviation couramment utilisée dans le monde de la photographie pour désigner un capteur numérique de taille plein format ou une pellicule contenant des négatifs de cette taille pour les appareils argentiques. Le 24×36 fait référence à la taille des cadres sur les pellicules appelées couramment « 35 mm », chaque négatif faisant 24 mm de haut par 36 mm de long (attention à ne pas confondre : 35 mm n’est que le petit nom donné à un certain type de pellicule). Le capteur plein format reprend donc les mêmes dimensions : 24 mm de haut par 36 mm de long, mais il est plus couramment appelé FF.

Illustration d'un capteur plein format 24x36

Représentation graphique d’un capteur situé dans un appareil numérique, mesurant 24 mm de haut par 36 mm de long.

APN

Abréviation couramment utilisée dans le monde de la photographie, signifiant tout simplement Appareil Photo Numérique.

APS-C

Taille de capteur que l’on retrouve dans les appareils numériqueshybrides et reflex uniquement. Les capteurs APS-C ont rapidement été créés par les constructeurs pour proposer une alternative plus compacte aux appareils à capteur plein format. Ils sont donc un peu moins performants que ces derniers lorsque la luminosité vient à manquer, mais pas d’inquiétude : ils gèrent encore très bien les photos prises le soir (la différence n’est pas énorme non plus). Cela permettait également de proposer des appareils moins chers, plus compacts et plus légers (il en allait de même pour les objectifs) qui ont rapidement convaincu le grand public. Il est donc une alternative tout à fait viable au capteur plein format, pour celui qui veut avoir un appareil moins encombrant sans faire trop de compromis sur la qualité d’image. Cette dernière est tellement bonne que les professionnels s’en équipent, notamment les photographes sportifs. Pour certains, un boîtier équipé d’un capteur APS-C peut être un appareil secondaire, tandis que pour d’autres, ce sera leur boîtier principal ! Le bruit est présent un peu plus rapidement qu’en plein format, mais la montée en sensibilité reste toutefois très bonne. Une taille de capteur à considérer pour les utilisateurs exigeants qui souhaitent rester raisonnables.

Argentique

Type d’appareil photo (ou technique photographique) fonctionnant avec des pellicules qu’il fallait développer sur papier dans un laboratoire, soit chez un spécialiste, soit soi-même si on avait une pièce dédiée à ça. À noter que ce mot s’est répandu lorsque les appareils numériques sont apparus, afin de pouvoir les différencier. Ancêtres de ces derniers, les appareils argentiques ne possèdent pas d’écran arrière, ni de lecteur de carte mémoire ou de capteur, ces derniers étant remplacés par les pellicules. Elles imposaient une sensibilité fixe : il fallait donc changer de pellicule pour pouvoir la modifier. Toutefois, cette façon de faire forçait les photographes à être plus attentifs à leur environnement et à ne pas déclencher à tout va, car les pellicules et le développement des photos revenait vite cher. De plus, on ne découvrait le résultat qu’une fois les photos développées, il était donc impossible de savoir si la photo était loupée ou pas sur le terrain. Cette contrainte force toutefois le photographe à faire attention à ses réglages d’ouverture et de temps de pose, ainsi qu’à son triangle d’exposition, demandant alors une certaine expérience technique.

Appareil photo argentique avec une pellicule photo insérée à l'intérieur

Appareil photo argentique de dos dans lequel est inséré une pellicule de 36 poses avec une sensibilité de 200 ISO.
(Crédit photo : Hello I’m Nik)

Autofocus (AF)

Système permettant de faire la mise au point automatiquement, par un simple appui sur un bouton (par défaut, à mi-course sur le déclencheur), ou sur un écran tactile. Pour que l’autofocus puisse fonctionner, il faut un boîtier doté de cette technologie (ne vous inquiétez pas, ils été popularisés à partir des années 80) et un objectif possédant un moteur autofocus. Il existe plusieurs types d’autofocus, les principaux étant : « à corrélation de phase » (utilisés dans les appareils de type reflex, rapide mais se loupant parfois) ou « à détection de contraste » (utilisés sur tous types d’appareils, plus lent mais plus fiable). Le système autofocus fonctionne en se reposant sur les collimateurs, qui permettent de viser à un ou plusieurs endroits en même temps. Le système autofocus peut facilement être désactivé, grâce à un interrupteur facilement accessible sur le boîtier ou l’objectif. Dans le langage photographique courant, on abrège souvent autofocus en AF.

Interrupteur AF MF sur un objectif Canon

Interrupteur sur un objectif permettant de passer du mode autofocus (AF) au focus manuel (MF).

Bague

Peut désigner deux choses : soit un élément adaptateur qui permet de monter un objectif sur un boîtier non compatible (par exemple, un objectif Sony sur un boîtier Canon). Soit une bande de caoutchouc entourant l’objectif. Il peut y avoir plusieurs bagues par objectif, mais il y en a toujours systématiquement une : la bague de mise au point, permettant de régler cette dernière manuellement si l’autofocus ne fonctionne pas (ou que l’objectif ne possède pas de moteur autofocus). Les objectifs ne possédant qu’une bague sont systématiquement des focales fixes. Les objectifs possédant une deuxième bague sont les zooms, la bague en question permettant donc de modifier la focale d’un simple pivotement de la main. Sur les objectifs modernes, on peut y trouver une troisième bague, souvent personnalisable, permettant par exemple de modifier l’ouverture, comme c’était le cas sur les objectifs pour appareils argentiques.

Focales d'un objectif Canon 17-85

La bague du haut est la bague de zoom, permettant de modifier la focale. La bague du bas, plus fine, permet de modifier l’endroit de la mise au point.

Boîtier

En termes très simples : c’est votre appareil photo. Sauf que votre appareil photo est constitué de plusieurs éléments, mais les deux principaux sont le boîtier et l’objectif. Cette distinction est notamment faite sur les BOI (Boîtiers à Objectifs Interchangeables) que sont les appareils de type reflex ou hybride. On utilise parfois le mot « boîtier » comme d’un abus de langage pour décrire un appareil photo de type compact ou bridge. Le boîtier contient évidemment d’autres choses, le plus important étant la chambre et son contenu.

Boîtier reflex Canon EOS 5D Mark III avec un objectif monté

Voici ce qu’est un boîtier. Il s’agit ici d’un appareil photo de type reflex, sur lequel est monté un objectif.
(Crédit photo : Dim Hou)

Bokeh

Mot japonais couramment utilisé en photographie pour parler du flou d’arrière-plan (et d’avant-plan également, contrairement à une croyance populaire qui veut que le bokeh ne désigne que le flou d’arrière-plan). Plus le flou est intense, plus il permet de séparer ces plans du sujet principal, censé être bien net, faisant ainsi mieux ressortir ce dernier et facilitant donc la lecture de la photo. La qualité du bokeh est impactée par le type de diaphragme présent à l’intérieur de l’objectif. Plus le diaphragme est qualitatif, plus le bokeh est doux, onctueux (termes utilisés fréquemment pour désigner la beauté d’un flou). L’intensité du bokeh est impactée par plusieurs facteurs, notamment l’ouverture et la focale. En photographie, le bokeh a également un lien direct avec la profondeur de champ.

Herbe d'un jardin ou d'une forêt avec un joli flou d'arrière-plan aussi appelé bokeh.

Toutes les zones floues de cette photo sont appelées bokeh, et sont situées aussi bien à l’arrière-plan (toute la partie haute de la photo) qu’à l’avant-plan (tout en bas de l’image). Ce bokeh permet de diriger le regard du spectateur, ne laissant aucun doute sur le sujet principal, en plus d’être esthétiquement plaisant.
(Crédit photo : Aaron Burden)

Bridge

Type d’appareil à tendance experte, située pile entre le compact et le reflex (d’où son nom : bridge, signifiant « pont » en anglais). Relativement compact (mais pas assez pour entrer dans une poche) et encore léger, il possède les mêmes caractéristiques techniques qu’un compact (notamment le capteur, aux environs d’1 pouce), mais il a en revanche des fonctionnalités que l’on peut retrouver sur un reflex d’entrée de gamme, et notamment les modes de prise de vue, permettant donc de régler l’ouverture et le temps de pose (ainsi que la sensibilité, évidemment). La prise en main est plus confortable que celle d’un compact, on pourrait le comparer à un reflex miniaturisé. La qualité d’image est correcte, et les possibilités offertes sont déjà grandes. Le bridge est un bon compromis pour qui cherche un appareil performant, mais sans avoir un appareil trop lourd ou encombrant. Notons toutefois que l’objectif n’est pas interchangeable : il est solidaire du boîtier, comme sur un compact. L’objectif intégré possède néanmoins une amplitude énorme, permettant de zoomer à des valeurs focales assez folles, le rendant très polyvalent. Il fait ce qu’un compact est incapable de faire, et ce qu’un reflex peut faire mais pour une note bien plus salée. Le reflex garde toutefois pour lui une qualité d’image bien supérieure, notamment lorsque la lumière vient à manquer. 

Appareil bridge noir Canon PowerShot SX30 IS vu du dessus

Appareil de type bridge et son impressionnant zoom (de 24 à… 840 mm !), ayant une forme de mini-reflex et possédant des fonctionnalités avancées.
(Crédit photo : Franck C. Müller)

Bruit

Phénomène parasite apparaissant sur les images numériques uniquement, se distinguant par une sorte de grain plus ou moins fort, parfois coloré dans les pires cas. Le bruit dégrade la qualité de la photo en lui faisant perdre du détail. Le bruit peut apparaître pour plusieurs raisons, mais la principale étant la sensibilité : plus cette dernière est élevée, plus le bruit sera présent dans la photo finale (et plus l’image sera dégradée, donc). On constate généralement le bruit sur les photos prises sur des scènes à faible luminosité (tombée de la nuit, pièce plongée dans la pénombre…). Le bruit est particulièrement visible et gênant dans les zones sombres de l’image. En photographie, le bruit est souvent considéré comme l’ennemi numéro 1 : on essaye de l’éviter autant que possible à la prise de vue, bien que ce ne soit pas toujours possible en fonction de la situation rencontrée.

Arbre et ciel avec un fort bruit numérique

Contrairement à toutes les autres photos présentes sur cette page, celle-ci présente un grain fortement présent. Vous remarquerez que nous n’avons que très peu de détail dans les arbres, l’image est fortement dégradée par le bruit.

Buffer

Petite mémoire interne de l’appareil photo pouvant être comparée à la mémoire vive d’un ordinateur. Le buffer sert surtout pour les prises de vue en rafale, car toutes les données transitent par lui avant d’être enregistrées dans la carte mémoire, pour la simple et bonne raison que le buffer est beaucoup plus rapide : il saturera donc moins vite, permettant ainsi d’allonger la durée de la rafale. Il s’agit d’une sorte de mémoire-tampon qui permet de prendre le relais quand la carte mémoire ne suit pas le rythme.

Cadre

Délimitation de ce que le photographe voit dans son viseur ou sur l’écran arrière de son appareil photo, peu importe que la photo soit prise ou sur le point de l’être. Lorsqu’on cadre, on choisit alors consciemment d’y intégrer ou non certains éléments. Et parmi les éléments que l’on intègre, on décide aussi comment et où les placer (en se déplaçant ou en changeant de focale). Le cadre constitue donc l’image finale dans son ensemble, et la façon de disposer les divers éléments qui composent l’image s’appelle… la composition : un sujet extrêmement vaste (mais très important) qui sera abordé sur ce blog plus d’une fois.

Caillou

Mot familier pour désigner un objectif.

Capteur

Succédant aux pellicules et semblables dans leur fonctionnement, le capteur est un élément électronique sensible à la lumière permettant de créer une photo au format numérique, en couleur. Il en existe plusieurs tailles, utilisant des technologies différentes, mais la finalité est la même : créer un fichier numérique lors de la prise de vue, une image exploitable tout de suite, contrairement aux pellicules qui généraient une image négative qu’il fallait rendre positive via le développement. Les tailles les plus courantes, de la plus petite à la plus grande, sont : 1 pouce, Micro 4/3, APS-C et plein format. Plus la surface est grande, meilleure est la captation de la lumière, permettant ainsi de générer moins de bruit lors de la montée en sensibilité. Les capteurs ont aussi différentes définitions, qui évoluent en fonction de sa taille mais aussi des avancées technologiques. Situé dans la chambre de votre appareil, on peut voir le capteur sur les appareils de type reflex ou hybride lorsqu’on retire l’objectif (sur les reflex, il faut toutefois remonter le miroir au préalable). Ce dernier peut recevoir des poussières, notamment lorsqu’on change d’objectif. Il faut donc penser à le (faire) nettoyer de temps en temps, car ces poussières peuvent se voir sur vos photos si vous utilisez une petite ouverture, telles que ƒ/16, ƒ/22 ou ƒ/32, par exemple. Certains capteurs disposent d’un système de stabilisation, mais uniquement sur les appareils hybrides.

Capteur APS-C vert d'un appareil photo reflex

Ici en vert, le capteur photo d’un appareil numérique. Le capteur se trouve dans la chambre.

Carte mémoire

Support de stockage numérique amovible sur lequel sont enregistrés les photos prises avec un appareil numérique. Les cartes mémoires remplacent les pellicules. Il en existe plusieurs types, mais les plus courantes sont les cartes SD (Secure Digital), CF (Compact Flash) et XQD qui sont des cartes de nouvelle génération. Les cartes mémoires peuvent avoir des performances différentes en fonction de ce que l’on choisit, il est donc recommandé d’acheter des cartes adaptées à son utilisation : par exemple, un photographe spécialisé dans le paysage n’aura pas les mêmes besoins qu’un photographe sportif qui utilisera beaucoup plus la rafale.

Deux cartes mémoires SanDisk Extreme Pro posées sur une table en bois

Cartes mémoire au format SD, très populaires dans le monde de la photo, ici capable d’enregistrer jusqu’à 16 Go de données.

Chambre

Ce sont les entrailles d’un boîtier. Vous pouvez y accéder facilement sur les appareils de type reflex ou hybride, simplement en démontant l’objectif. À l’intérieur, vous y trouverez les rideaux servant au temps de pose, le miroir (uniquement sur les reflex), et surtout le capteur (dans le cas d’un appareil numérique). Dans tous les cas, la poussière est l’ennemi numéro 1 de la chambre : il doit y en avoir le moins possible à l’intérieur (voire même pas du tout). Les chambres d’un appareil de type compact ou bridge ne sont pas accessibles, les objectifs ne pouvant pas être démontés simplement.

Intérieur d'un appareil photo numérique reflex

Chambre d’un appareil numérique de type reflex, contenant entre autres le système de rideau de l’obturateur, le miroir, ici relevé et laissant apparaître le capteur (en vert, au fond).

Collimateur

Petit carré permettant de spécifier l’endroit précis où l’on souhaite faire la mise au point. Si votre appareil possède des collimateurs, cela signifie qu’il dispose d’un système autofocus. Les collimateurs sont visibles dans le viseur et sur l’écran arrière d’un appareil numérique. Vous avez la possibilité de déplacer le collimateur à loisir, et même d’en sélectionner plusieurs (c’est la configuration par défaut). D’origine, les appareils sont configurés pour utiliser tous les collimateurs disponibles, et l’appareil sélectionne automatiquement le sujet le plus proche pour faire la mise au point. C’est souvent pertinent, car le sujet sur lequel nous souhaitons faire le point est régulièrement au premier plan. Toutefois, on peut décider de restreindre cette sélection à un petit groupe de collimateurs (ou même à un seul) afin d’être plus précis et d’éviter soigneusement un élément de premier plan disgracieux, comme un grillage, par exemple. En appuyant à mi-course sur le déclencheur, vous verrez le ou les collimateurs changer de couleur. Dans le viseur optique des reflex, la couleur passe du noir au rouge si le point est réussi. Autrement, il ne se passe rien. Sur les écrans arrière et dans les viseurs électroniques, la couleur passe du blanc (ou du gris) au vert ou au bleu (cela change en fonction des marques ou du mode d’autofocus choisi [terme de niveau 2]). Si le carré devient rouge, cela signifie que le point ne s’est pas fait. Vous devez alors soit recommencer, soit faire le point manuellement. Plus l’appareil dispose de collimateurs, plus vous pourrez être précis et avoir une grande marge de manœuvre. Il existe également plusieurs types de collimateurs, plus ou moins précis en fonction de leur configuration.

Collimateur autofocus vert sur un écran d'appareil photo

Collimateur autofocus de couleur verte sur un écran, signifiant que la mise au point sur le sujet visé à l’intérieur de ce rectangle est réussie. On peut maintenant prendre la photo !

Compact

Type d’appareil très répandu dans les années 1980 à 2000, autant en argentique qu’en numérique, jusqu’à l’arrivée des smartphones qui les ont remplacés. Comme le dit son nom, ces appareils sont très compacts et légers, pouvant tenir aisément dans une poche. Ils étaient très simples d’utilisation et n’avaient aucune vocation à remplacer les reflex (au contraire, ils venaient les compléter). Aujourd’hui, leur utilité est en fort retrait depuis que les smartphones possèdent des capacités de photographie suffisantes, équivalentes (voire même meilleures), et surtout une utilisation plus ludique. Leur qualité d’image était donc perfectible pour les utilisateurs exigeants, mais suffisante pour le commun des mortels. Il en existe toutefois deux catégories : les compacts destinés au grand public dont nous venons de parler, et les compacts experts, bien plus chers et réservés à des utilisateurs confirmés, dotés de fonctionnalités poussées et expertes, comme on peut en avoir sur un reflex ou un hybride, par exemple. Ces compacts experts existent encore aujourd’hui, mais leurs ventes sont anecdotiques comparés aux autres types d’appareils, car réservé à un public de connaisseurs fortunés. Ces appareils possèdent de tous petits capteurs tournant aux alentours d’1 pouce.

Appareil photo compact noir Nikon Coolpix L31 sur fond blanc

Appareil photo compact, aujourd’hui dépassé. Ils ont connu leur heure de gloire, mais celle-ci s’est arrêtée au début des années 2010 depuis que les smartphones ont fait jeu égal avec eux.
(Crédit photo : Mark Syroka)

Déclencheur

Bouton situé sur l’épaule de votre boîtier, censé tomber sous votre index droit. Ce bouton possède deux positions, comme les vitres électriques automatiques d’une voiture. En appuyant doucement dessus, vous arrivez sur la première position, permettant de faire la mise au point ainsi que la mesure de l’exposition. En appuyant plus fort, vous atteindrez la seconde position qui permet de prendre la photo… ce qu’on appelle « déclencher ».

Bouton déclencheur sur un appareil photo reflex noir

Déclencheur d’un appareil photo, ici un reflex.

Définition

Mot utilisé pour déterminer combien de millions de pixels sont contenus dans un capteur. Plus la définition est élevée, plus les images produites seront grandes (et donc, plus elle contiendra de détails), ce qui permettra non seulement d’agrandir plus fortement l’image sur votre écran, mais aussi d’imprimer de plus grands tirages. Mais cela emmène une contrainte : les fichiers informatiques pèsent aussi plus lourd (ils prendront donc plus de place sur vos supports de stockage) et peuvent même demander des ordinateurs plus puissants afin de pouvoir assumer les retouches que vous pourriez faire dessus. La définition est à ne pas confondre avec la résolution (terme de niveau 2). En français, le mot résolution est d’ailleurs utilisé à tort pour parler de la définition, à cause d’une mauvaise traduction venant de l’anglais : dans la langue de Shakespeare, définition se dit « resolution » pour la photographie, d’où la confusion que beaucoup font (même la presse spécialisée…) !

Développement

Procédé chimique consistant à transformer les images négatives sur les films des pellicules en images positives (comprendre : des images « normales » visibles par l’œil humain et approchant notre perception de la réalité) sur du papier spécialement dédié à la photographie. On parle alors de tirage. Les photos pouvaient être développées en noir et blanc ou en couleur selon le type de pellicule utilisé.

Photos développées sur du papier en couleur

Images développées en couleur sur du papier photo blanc à partir d’une pellicule, ici au format 10×15 cm.
(Crédit photo : Annie Spratt)

Dézoomer

Action d’abaisser la valeur focale pour augmenter le nombre d’éléments dans le cadre. Dézoomer ne peut être fait que par des objectifs de type zoom, soit en tournant une bague dédiée à cela (on parle d’un zoom manuel), soit en appuyant sur un bouton (c’est le cas sur les compacts et les bridges où le zoom est donc électronique). Dézoomer permet aussi de photographier de grandes étendues de paysage ou d’intégrer tout un groupe de personnes dans le cadre, et également de mieux séparer les différents plans pour donner plus de profondeur à la photo. Dézoomer permet généralement d’atteindre la position grand angle d’un objectif.

Diaphragme

Le diaphragme est un système de lamelles se situant à l’intérieur de votre objectif. En se rétractant, le diaphragme forme un trou plus ou moins grand, selon le réglage d’ouverture effectué par l’utilisateur. Plus le diaphragme est ouvert, plus la quantité de lumière qui entre est grande. À contrario, plus le diaphragme est fermé, moins la lumière peut entrer. Cette lumière vient ensuite frapper le capteur. La façon dont les lamelles sont disposées a un impact sur la qualité du bokeh : des lamelles bien droites (formant un trou aux angles marqués) généreront un bokeh moins qualitatif que des lamelles circulaires (permettant de créer un trou parfaitement rond) qui génèrent un bokeh plus esthétique. Le nombre de lamelles a également un impact sur l’effet d’étoile (terme de niveau 2) générée sur de fortes sources lumineuses. Également, plus il y a de lamelles composant le diaphragme, plus l’objectif coûte cher. Mais cela contribue aussi à rendre un bokeh plus doux, plus agréable à l’œil.

Lamelles du diaphragme d'un objectif photo

Diaphragme à huit lamelles à l’intérieur d’un objectif.

Exposition

De manière très grossière, il s’agit de la luminosité globale d’une image. En règle générale, nous essayons d’avoir une photo bien exposée, c’est-à-dire qui soit équilibrée, montrant un maximum de détails (dans les zones claires comme dans les zones sombres) et se rapprochant au maximum la vision humaine. On peut toutefois jouer avec ce facteur en sous-exposant ou en surexposant volontairement dans un but artistique. L’exposition est déterminée par la sensibilité du capteur à la lumière, ainsi que par l’ouverture et le temps de pose. Ces trois facteurs fonctionnent de concert et représentent ce qu’on appelle le triangle d’exposition, un principe très répandu et important à connaître pour bien maîtriser l’exposition en photographie.

FF

Abréviation couramment utilisée dans le langage photographique, signifiant Full Frame, que l’on peut traduire par plein format. Cette abréviation désigne donc une taille de capteur.

Flou

Par définition, tout ou partie de la photo n’étant pas nette, dont la vision est brouillée. Certains flous peuvent être voulus et esthétiques, tandis que d’autres peuvent être disgracieux et accidentels. Il existe quatre types de flou : le flou de bougé (généré à cause d’un mouvement trop brusque du photographe au moment du déclenchement et/ou à cause d’un temps de pose trop long, sachant que le stabilisateur peut aider à éviter cela) ; le flou de mise au point (pouvant arriver si la mise au point ne s’est pas faite correctement) ; le flou de mouvement (votre sujet est flou parce que ses mouvements étaient trop rapides pour le temps de pose que vous avez choisi) ; et le bokeh (qui est un peu différent).

Flou de bougé sur des fleurs rouges

Parmi tous les types de flou qui existent, cette photo présente un flou de bougé, dû à un temps de pose trop lent. On considère donc généralement ce genre de photo comme loupée…

Focale

Valeur exprimée en millimètres reportée sur les objectifs. Plus la focale est courte, plus l’objectif permet de voir large et d’englober un maximum d’éléments dans le cadre. On parle alors d’objectif grand angle et d’un « large champ de vision » ou d’un « champ de vision étendu ». Plus la focale est longue, plus l’objectif permet de voir les éléments lointains (comme avec des jumelles), restreignant donc la quantité d’éléments dans le cadre. On parle alors de téléobjectif et d’un « champ de vision étroit » ou d’un « champ de vision restreint ». La focale a également une incidence sur la séparation des différents plans d’une image : une courte focale les séparera mieux qu’une longue focale qui aura tendance à les écraser ; mais la courte focale est également plus sujette aux déformations de perspective, là où une longue focale aura tendance à être plus respectueuse. Il existe également des focales moyennes, équilibrées tant au niveau du champ couvert que des déformations engendrées, et souvent plus ou moins proches de la vision humaine. La focale la plus réputée pour ce cas de figure est celle de 50 mm, connue pour représenter au mieux le champ de vision humain, mais aussi les perspectives telles que nous les percevons. La focale a également un impact important sur le bokeh : plus la focale utilisée est longue, plus il a de chances d’être intense, peu importe l’ouverture utilisée.

Focales d'un objectif Canon 17-85

Regardez les valeurs indiquées sur l’objectif : 17, 24, 35, 50, 70 et 85 correspondent à des valeurs focales. Cet objectif, de type zoom, couvre donc une plage focale allant de 17 à 85 mm.

Focale fixe

Type d’objectif ne permettant pas de zoomer ou de dézoomer. La seule façon de modifier le cadre est donc de bouger soi-même. Les focales fixes ont pour avantage d’être plus légères que les zooms (en tout cas, sur le principe, car ce n’est pas tout le temps vrai), plus fiables (car il y a beaucoup moins d’éléments en mouvement), et moins chères (là encore, c’est sur le principe, on peut trouver des cas contraires). Elles offrent également des ouvertures bien plus généreuses que les zooms sont incapables d’atteindre : là où ces derniers se content d’ouvertures maximales moyennes (ƒ/2.8 de façon générale), les focales fixes offrent des ouvertures bien plus grandes (jusqu’à ƒ/1.2 pour les objectifs les plus courants), permettant alors de photographier plus facilement quand la lumière est faible (en soirée ou dans une pièce sombre, par exemple). Les focales fixes sont également réputées pour forcer la créativité du photographe à s’exprimer, puisqu’elle impose la contrainte de ne pas pouvoir modifier la focale… comme son nom laisse le présager. Les focales fixes ne sont généralement équipés que d’une seule bague pour modifier manuellement la mise au point. Les smartphones sont équipés de focales fixes.

Objectif focale fixe Canon 50mm f/1.4

Objectif à focale fixe, ici un 50 mm de Canon, ne comportant qu’une seule bague de réglage.

Grand angle

Peut désigner deux choses. Premièrement, la focale la plus petite que puisse vous proposer un objectif de type zoom. Par exemple, la position grand angle d’un 18-55 sera 18 mm, là où 55 mm sera la position dite télé. Deuxièmement, il désigne justement un objectif capable de « cadrer large », c’est-à-dire que vous aurez la sensation d’avoir du recul et que vous pourrez intégrer un maximum d’éléments dans votre cadre. Pour vous donner un ordre d’idée : sur les objectifs dédiées aux capteurs plein format, les focales allant de 24 à 35 mm sont considérées comme grand angle. Pour ceux des capteurs APS-C, ce sera plus entre 15 et 20 mm, et pour les capteurs Micro 4/3, ce sera entre 12 et 18 mm.

Grain

Très similaire au bruit, le grain est généré par les pellicules à forte sensibilité que l’on mettait dans les appareils argentiques. Tout comme le bruit, le grain détériore l’image, mais certains considèrent que le grain apporte quelque chose à la photo, comme une sorte d’authenticité et que ça peut être beau. De plus, le grain ne dégrade pas l’image aussi fortement que le bruit. Dans un souci d’esthétique, sur un appareil numérique, il est préférable (dans la mesure du possible) de prendre des photos avec le moins de bruit possible, puis d’ajouter du grain lors de la retouche. Cela permet de conserver toute la qualité d’image initiale et de décider de la quantité de grain à inclure dans la photo.

Hybride

Type de boîtier très répandu et uniquement numérique, ayant même remplacé les reflex au début des années 2020. Autrement appelé « mirrorless » en anglais (signifiant littéralement « sans miroir »), il se distingue donc de son cousin reflex par le fait… qu’il n’ait pas de miroir dans la chambre. Sorti de ça, la conception est identique, hormis pour le viseur qui est désormais électronique (comme sur les compacts et les bridges, d’ailleurs). Les performances sont excellentes, et ils sont à la pointe de la technologie, se permettant même des performances autofocus tout bonnement hallucinantes et battant les reflex à plate couture (ces derniers étaient pourtant les meilleurs durant plusieurs décennies). Il s’agit donc d’un type d’appareil très qualitatif, et il est autant plébiscité par les professionnels que par les amateurs. À taille de capteur équivalente, ils sont donc plus légers et plus compacts que les reflex, puisqu’il y a des composants en moins. Notons aussi que les tailles de capteurs disponibles sur les hybrides est plus grande que sur les reflex (on y retrouve du Micro 4/3, de l’APS-C et du plein format), laissant ainsi encore plus de choix : il y a donc la possibilité de trouver des hybrides véritablement compacts comme des plus gros modèles, mais ils sont toujours performants et réactifs.

Appareil photo hybride Sony Alpha 7 Mark III sur fond blanc

Appareil de type hybride, ici un Sony Alpha 7 III. Cette marque a fortement contribué à la popularisation des hybrides dans le monde professionnel, jusqu’à en remplacer définitivement les reflex, pourtant présents depuis 70 ans !
(Crédit photo : Alexei_other)

Lentille

Verre taillé et composant important des objectifs, comme sur des lunettes. Chaque objectif comporte plusieurs lentilles, certaines concaves et d’autres convexes, chaque lentille ayant un rôle à jouer (netteté, suppression de défauts, grossissement…). À l’intérieur de l’objectif, certaines lentilles sont fixes tandis que d’autres sont en mouvement : celles pour faire la mise au point sur tous les objectifs (même ceux ne disposant pas de moteur autofocus), et celles pour modifier la focale sur les objectifs à zoom. Les lentilles sont montées avec une extrême précision, le moindre décalage pouvant se solder immédiatement par une photo floue ou fortement dégradée. C’est aussi minutieux que l’horlogerie, c’est un art noble. Les lentilles permettent au capteur ou à la pellicule de « voir » une image claire et nette, comme nous la verrions avec nos propres yeux.

Lentille d'objectif sur un Canon 50mm f/1.4

Parmi les lentilles qui composent un objectif, la plus accessible est celle qui est tout devant, appelée lentille frontale.

Macro

Désigne un objectif capable de photographier de très près. Ils sont idéaux pour capturer tout ce qui est petit : insectes, fleurs, détails… C’est comme si vous regardiez le monde avec une loupe, sauf que là, vous allez pouvoir les intégrer à votre cadre. Pour vous donner un ordre d’idée : sur les objectifs dédiées aux capteurs plein format, les focales des objectifs macro sont données entre 50 et 150 mm. Pour celles des capteurs APS-C et Micro 4/3, ce sera plus entre 30 et 60 mm.

Mégapixels

Synonyme de millions de pixels.

Mesure de l’exposition

Action qui survient lorsque vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, en même temps que la mise au point est réalisée. Juste avant de prendre une photo, l’appareil mesure la quantité de lumière ambiante de la scène afin que tous les détails soient rendus au mieux, autant dans les zones les plus sombres que dans les zones les plus claires. Votre appareil fera toujours en sorte de vous fournir une exposition équilibrée. Vous avez la possibilité de restreindre la zone de la mesure d’exposition de votre appareil en changeant le mode de mesure (terme de niveau 2). Par défaut, votre appareil prend toute la scène en compte, mais vous pouvez lui indiquer de ne se concentrer que sur le centre du cadre, par exemple.

Micro 4/3

Taille de capteur que l’on retrouve dans les appareils numériqueshybrides uniquement. Les capteurs Micro 4/3 (parfois abrégés M4/3 ou µ4/3) ont connu un énorme succès. Né de la vision de deux constructeurs qui se sont associés pour l’occasion (Panasonic et Olympus), ils offrent une alternative qualitative et très compacte, un juste milieu pour ceux qui trouvaient les appareils à capteur APS-C encore trop gros/lourds (le capteur Micro 4/3 étant encore plus petit que l’APS-C). Sa surface est d’ailleurs quatre fois plus petite que le plein format ! Les performances ne sont toutefois pas en reste, bien que la montée du bruit se fasse sentir assez vite si on monte en sensibilité, et que le bokeh ne soit pas aussi intense que sur des tailles de capteur supérieures. Peu de professionnels s’en servent comme boîtier principal, mais ils ont su convaincre énormément d’amateurs au budget serré et au dos fragile. Ils sont de parfaits compagnons pour les longues balades, et les photos de rue où ils savent rester très discrets. Ils offrent donc, pour un encombrement et un poids à peine supérieurs aux compacts, une qualité d’image bien supérieure. Agréables à utiliser et dotés de fonctionnalités professionnelles comme sur les reflex et les hybrides, ils ont tout pour plaire. Les objectifs sont évidemment encore plus compacts qu’ailleurs, mais certains constructeurs ont conçu des objectifs professionnels à ouverture constante et des boîtiers assez volumineux, offrant alors une prise en main meilleure que sur d’autres boîtiers devenus trop petits…

Millions de pixels (MP)

Définition d’un capteur pour déterminer combien de pixels constitueront chaque photo prise. Par exemple, une image faisant 6000 pixels de long par 4000 pixels de haut est donc une image à 24 millions de pixels (car 6000×4000=24000000). Cette valeur est souvent abrégée MP dans le langage photographique courant. Les capteurs 1 pouce font en général 12 à 16 MP, les capteurs Micro 4/3 font en général 16 à 26 MP, les capteurs APS-C oscillent généralement entre 18 et 30 MP, et les capteurs plein format vont de 20 à 60 MP de façon générale. Ces valeurs évolueront évidemment avec les avancées technologiques.

Miroir

Élément situé à l’intérieur de la chambre d’un appareil de type reflex uniquement. Le miroir est incliné à 45° vers le haut pour refléter la scène dans un pentaprisme, qui, à son tour, reflète cette scène jusqu’à notre œil, nous donnant alors un parfait reflet de la réalité lorsqu’on regarde dans le viseur. Le miroir est placé devant le capteur. À chaque déclenchement, ce miroir remonte pour que la lumière puisse atteindre le capteur et que la photo puisse être enregistrée. Une fois la prise de vue terminée, le miroir revient à sa position d’origine. Sur les autres types d’appareils (compact, bridge et hybride), ce système de miroir n’existe pas : la lumière est en contact permanent avec le capteur, et le viseur troque son pentaprisme contre un tout petit écran. 

Miroir d'un reflex

Miroir d’un système de visée reflex, incliné à 45° vers le haut, à l’intérieur de la chambre de l’appareil.

Mirrorless

Mot anglais signifiant « sans miroir » et servant à désigner les appareils de type hybride dans le langage photographique courant. Il existe aussi l’abréviation DSLM pour Digital Single Lens Mirrorless, mais elle est très peu utilisée.

Mise au point (MAP)

Abrégé MAP dans le langage photographique courant, c’est une action qui a pour but de rendre le sujet que vous visez parfaitement net. Pour faire la mise au point, vous devrez appuyer à mi-course sur le déclencheur de votre boîtier tout en visant votre sujet principal. Vous verrez alors un ou plusieurs collimateurs changer de couleur (en rouge dans les viseurs optiques, ou en vert dans les viseurs électroniques ou sur les écrans arrière) pour vous signifier que la mise au point a bien été réalisée. Souvent, lorsque la mise au point est effectuée avec succès, vous entendrez une confirmation sonore : un double bip très rapide, que vous pourrez désactiver s’il vous dérange. Le fait de faire le point a un endroit bien précis a également un impact sur la profondeur de champ.

Mode de prise de vue

Réglage qui permet de changer les contrôles de vos paramètres lorsque vous prenez des photos. Ces modes se retrouvent généralement sur une molette prévue à cet effet, sur la partie haute de l’appareil (qu’on appelle l’épaule). Il en existe plusieurs, mais les quatre qui reviennent le plus souvent sont : P, A (ou Av selon les marques), S (ou Tv selon les marques) et M. Chacun de ces modes permet de prendre le contrôle différemment sur votre appareil, mais ils permettent aussi de s’adapter aux situations que vous rencontrez. Par exemple, le mode A (ou Av) permet de prendre le contrôle absolu de l’ouverture, tandis que le mode S (ou Tv) vous donne le contrôle total de votre temps de pose. Le mode M vous donne le contrôle sur ces deux éléments de façon indépendante, là où le mode P vous donne aussi le contrôle sur ces mêmes réglages, mais comme un couple lié et indissociable (en gros, si vous modifiez l’ouverture, ça impactera le temps de pose par exemple). Dans ces quatre modes, vous pouvez également contrôler votre sensibilité de façon indépendante. Il existe d’autres modes spécifiques à certaines marques (Fv, TAv, X, B, C…), mais ne vous en préoccupez pas pour l’instant, vous aurez déjà bien assez à faire avec les quatre premiers, et ils vous permettront de réaliser sans problème 99% de vos photos.

Molette des modes sur un reflex Canon EOS 60D

Molette des modes sur un appareil Canon présentant, entre autres, les modes P, Tv, Av et M. Ne vous préoccupez pas des autres modes pour l’instant : les quatre premiers sont les plus importants.

Numérique

Type d’appareil photo (ou technique photographique) fonctionnant avec un capteur électronique et succédant à l’argentique. Le capteur remplace les pellicules. Bien que le principe soit identique à ce qui se faisait sur les appareils argentiques (le capteur est sensible à la lumière et permet de créer une image), il n’est désormais plus nécessaire de développer les photos pour les voir. Elles sont visibles instantanément, juste après la prise de vue, sur l’écran arrière du boîtier. Les pellicules ont été remplacées par des cartes mémoires sur lesquelles sont enregistrés des fichiers numériques que l’on peut transférer sur tout support informatique (tel qu’un ordinateur) pour pouvoir en profiter. On peut imprimer ces fichiers si on le souhaite, mais le processus est complètement différent du développement classique par procédés chimiques. Le numérique a apporté plusieurs avantages, économiques et écologiques : une carte mémoire n’a pas besoin d’être renouvelée comme une pellicule, et le développement n’est plus une étape obligatoire pour profiter des photos prises, il suffit de les afficher sur un écran ; la possibilité de changer de sensibilité à loisir (ce que les pellicules ne permettaient pas) ; et s’apercevoir immédiatement si on a réussi sa photo ou pas (ce qui était impossible avec les appareils argentiques).

Appareil photo avec écran arrière allumé montrant les réglages activés en mode P

Dos d’un appareil numérique accueillant un écran pour pouvoir visualiser ses photos avant et après la prise de vue.

Objectif

Constitué de plusieurs lentilles optiques, l’objectif est un objet venant se positionner devant le capteur de l’appareil photo et permettant d’offrir au capteur ou à la pellicule une vision claire et nette. Voyez un objectif comme vos yeux : c’est exactement ce qu’ils représentent pour votre boîtier. On différencie les objectifs grâce à leurs différentes valeurs focales, mais aussi à leurs différentes ouvertures. Certains objectifs sont fixes, tandis que d’autres possèdent des focales variables : on les appelle des zooms. Certains objectifs peuvent être achetés séparément pour être montés sur des boîtiers à objectifs interchangeables (comme sur les reflex ou les hybrides), tandis que d’autres sont solidaires du boîtier et ne peuvent être retirés (comme sur les compacts ou les bridges). Les objectifs possèdent différentes montures, celles-ci devant être compatibles avec le boîtier sur lequel vous comptez le monter pour pouvoir fonctionner normalement (à moins d’utiliser une bague d’adaptation). Certains objectifs disposent d’un système de stabilisation. Il existe plusieurs types d’objectifs, les principaux étant : ultra grand angle, grand angle, trans standard, téléobjectif, super téléobjectif et macro.

Objectif 24-105 f/4 L IS USM monté sur un boîtier Canon

Voici ce qu’est un objectif. Dans ce cas, il est interchangeable, puisqu’il est monté sur un appareil photo de type reflex.
(Crédit photo : Dim Hou)

Ouverture

L’ouverture désigne à quel point le diaphragme à l’intérieur de votre objectif laisse passer la lumière pour atteindre le capteur de votre appareil photo. Plus le diaphragme est ouvert, plus le capteur reçoit de lumière, ce qui est idéal pour les scènes où la luminosité est faible (en soirée ou dans une pièce sombre, par exemple). L’ouverture joue donc un rôle sur votre exposition. Mais modifier l’ouverture permet aussi de jouer avec la profondeur de champ. Dans tous les cas, elle est exprimée en une valeur comportant un ou deux chiffres, contenant parfois une décimale, après un symbole « ƒ/ ». Par exemple : ƒ/2.8, ƒ/5.6, ƒ/8, ƒ/16… Ce paramètre peut être réglé manuellement ou automatiquement selon le mode de prise de vue utilisé.

Ouverture constante

Type d’ouverture que l’on désigne sur les objectifs de type zoom. Cela signifie que peu importe la valeur focale à laquelle on se trouve, l’ouverture maximale reste inchangée. Par exemple, sur un objectif 24-70 ƒ/2.8, cela signifie que l’objectif est capable d’ouvrir au mieux à ƒ/2.8 sur toute la plage focale proposée. Cela permet d’apporter une polyvalence supplémentaire, mais cela alourdit les objectifs et les rend également plus encombrants. Ils sont évidemment plus chers aussi. Ils sont préférés par les professionnels, mais pour des raisons évidentes de budget, le grand public leur préfèrent des objectifs à ouverture glissante.

Ouverture glissante

Type d’ouverture que l’on désigne sur les objectifs de type zoom. Cela signifie que l’ouverture évolue en fonction de la valeur focale utilisée. Par exemple, sur un objectif 18-55 ƒ/3.5-5.6, cela signifie que l’objectif est capable d’ouvrir au mieux à ƒ/3.5 à 18 mm, et au mieux à ƒ/5.6 à 55 mm. L’ouverture glisse de manière progressive (par exemple, elle passe à ƒ/4 à 24 mm, puis à ƒ/4.5 à 35 mm, puis à ƒ/5 à 45 mm). Cela permet de créer des objectifs plus légers, moins encombrants et beaucoup moins chers. Toutefois, cela se paye au prix de la polyvalence, car l’objectif est donc de moins en moins performant à mesure que l’on zoome (il devient difficile d’obtenir de belles photos lorsque la luminosité ambiante est faible, comme le soir par exemple). Ils sont très appréciés par le grand public, qui les trouve bien plus accessibles, mais sont boudés par les professionnels qui leur préfèrent les objectifs à ouverture constante.

Pellicule

Petit objet cylindrique (appelé cartouche) contenant un film que l’on insérait dans les appareils photos argentiques pour pouvoir capturer des photos. L’image « s’imprimait », en quelque sorte, sur le film à chaque prise de vue. Le film est en réalité recouvert d’une émulsion sensible à la lumière, ce qui permet de créer l’image autant de temps que le film y est exposé par une réaction photochimique. C’est pour cela que l’on dit que : « la photographie, c’est écrire avec la lumière ». Mais l’image sur le film en tant que telle est inutilisable, il faut ensuite faire développer la pellicule en laboratoire pour obtenir des photos sur papier, en noir et blanc ou en couleur selon le type de pellicule utilisé. Il existe plusieurs tailles de pellicules, les plus connues étant celles nommées « 35 mm ». Les pellicules imposaient un nombre de prises de vues limitées : 12, 24 ou 36 poses pour les plus courantes, et leur sensibilité était fixe. On pouvait aussi choisir une pellicule en fonction de son rendu : noir et blanc ou couleur, doux ou granuleux, etc. Parmi les marques les plus répandues, on y retrouve Kodak, Fujifilm, Agfa et Ilford.

Pellicule photo Kodak jaune sur fond blanc

Pellicule photo Kodak avec une sensibilité de 100 ASA.
(Crédit photo : Jakob Owens)

Pentaprisme

Petite pièce de verre de forme pentagonale à angle droit placée derrière le viseur d’un appareil de type reflex. Dans ce cas, on parle donc de viseur optique. Le miroir, placé dans la chambre et incliné à 45°, envoie la lumière dans le pentaprisme, qui se reflète deux fois à l’intérieur de celui-ci pour arriver dans le viseur… et donc, jusqu’à nos yeux. Ce système simple mais ingénieux permet donc de décaler l’image perçue vers le haut (l’objectif et le viseur n’étant pas alignés sur le plan vertical). Sur tous les autres types d’appareils, les viseurs sont électroniques, il n’y a donc pas besoin d’un tel système.

Illustration du chemin de la lumière parcourue dans un reflex avec un miroir et un pentaprisme

Le pentaprisme, situé dans le viseur, contribue (avec le miroir) à emmener la lumière jusqu’à nos yeux.

Pixel

Carré minuscule, coloré ou non et plus ou moins lumineux, composant une image au format informatique. Nous retrouvons également les pixels sur les dalles de nos écrans (smartphones, moniteur, téléviseur…) afin de nous afficher les images que nous voyons… à commencer par le texte que vous êtes en train de lire. Mais dans ce glossaire, nous ne nous intéresserons volontairement qu’aux pixels qui composent nos photos. Si vous agrandissez très fortement une photo dans une visionneuse d’images ou un logiciel de retouche, vous finirez par la voir progressivement sous forme de gros carrés. Voilà de quoi vos photos sont composées : de millions de pixels pour former des images plus ou moins définies.

Pixels colorés vert et marron, très fort agrandissement

Une photo numérique de 26 millions de pixels agrandie à 6400%, voilà à quoi ça ressemble !

Plein format

Taille de capteur que l’on retrouve dans les appareils numériqueshybrides et reflex uniquement. Connu comme l’une des plus grandes tailles disponibles, le capteur plein format est réputé pour la qualité d’image qu’il offre et sont plébiscités par les professionnels. Autrefois inaccessibles, les marques les ont implémentés dans des appareils moins chers au début des années 2010, donnant ainsi accès aux amateurs à cet élément autrefois réservé à l’élite. Sa grande surface permet de capter une grande quantité de lumière, permettant d’avoir moins de bruit lorsqu’on utilise de hautes sensibilités. Mais du coup, les boîtiers qui en sont équipés sont assez volumineux, tout comme les objectifs qui les accompagnent. Dans le langage photographique courant, on appelle ce capteur FF ou 24×36, en référence aux pellicules « 35 mm ».

Pleine ouverture

Expression courante du langage photographique qui s’emploie lorsqu’on utilise l’ouverture maximale qui est proposée par notre objectif. Par exemple, si on utilise une focale fixe comme un 50 mm ƒ/1.8, et qu’on prend une photo avec une ouverture de ƒ/1.8, on dit alors que la photo est prise « à pleine ouverture », car le diaphragme ne s’est absolument pas rétracté d’un iota : il reste pleinement ouvert pour laisser entrer toute la lumière disponible (ce qui a également un impact sur la profondeur de champ). 

Pose

Synonyme de prise de vue. Ce terme était surtout utilisé sur les pellicules. Par exemple, une pellicule de 36 poses signifiait tout simplement qu’on pouvait prendre 36 photos. 

Prise de vue

Synonyme de photographie. Lorsqu’on déclenche, on dit aussi qu’on capture une prise de vue : c’est l’action de prendre une photo. La prise de vue étant donc l’image finale, qu’elle soit sur la pellicule, développée sur papier, sur la carte mémoire ou sur le disque dur de votre ordinateur.

Profondeur de champ (PDC ou DOF)

Abrégé PDC dans le langage photographique courant (et même DOF pour Depth Of Field en anglais), la profondeur de champ est, en termes plus simples, la plage sur laquelle s’étend la netteté de votre photo. L’endroit le plus net de la photo est celui où vous avez effectué la mise au point. La profondeur de champ détermine donc l’étendue de la plage de netteté à partir de ce point. Elle est également déterminée par d’autres facteurs, dont l’ouverture et la focale utilisée, et a un lien direct avec le bokeh.

Herbe coupée avec une profondeur de champ très faible

Sur cette photo, on distingue clairement l’étendue de la profondeur de champ : seule une petite bande horizontale est nette, le reste de la photo étant plongé progressivement dans un flou de plus en plus intense (le bokeh).
(Crédit photo : Ansgar Koreng)

Rafale

Type de prise de vue très rapide consistant à enchaîner les photos le plus rapidement possible. La vitesse de rafale est déterminée par la qualité des composants intégrés dans l’appareil. Le principe de la rafale est d’apporter un confort supplémentaire au photographe : plus besoin de convulser sur le déclencheur, il suffit de maintenir celui-ci enfoncé et les prises de vue s’enchaînent automatiquement. La rafale peut ralentir (voire même s’arrêter) si le buffer de l’appareil est plein et/ou que la carte mémoire n’est pas assez performante. L’autre avantage de la rafale est de pouvoir capturer chaque étape d’un mouvement pour pouvoir sélectionner le meilleur moment après coup. C’est donc une fonctionnalité appréciée par les photographes d’action/sportifs. 

Reflex (DSLR)

Type de boîtier très répandu et populaire depuis les années 1950 et dont la production s’est arrêtée dans la fin des années 2010. Ils sont désormais remplacés par les hybrides. Régulièrement abrégé DSLR en anglais (Digital Single Lens Reflex) ou APRN en français (Appareil Photo Reflex Numérique… mais ce n’est jamais utilisé). Il possède un miroir placé dans la chambre, qui monte et descend à chaque fois qu’on appuie sur le déclencheur : une spécificité qu’on appelle le système… reflex. Ce miroir, en position basse, est devant le capteur et permet de refléter l’image jusque dans le viseur en passant par un pentaprisme, nous donnant ainsi une vue réaliste de la scène. Lorsqu’on appuie sur le déclencheur, le miroir se lève pour que la lumière puisse atteindre le capteur (ou la pellicule dans le cas d’un appareil argentique) et que la photo puisse être prise. Une fois la photo prise, le miroir redescend à sa position d’origine. En argentique comme en numérique, il s’agit d’un type d’appareil très qualitatif, et il a autant été plébiscité par les professionnels que par les amateurs. Il en existe plusieurs sortes, plus ou moins gros, plus ou moins lourds, avec plus ou moins de capacités, plus ou moins chers, mais toujours performants et réactifs. Sur les appareils numériques, les capteurs proposés se cantonnent à l’APS-C et au plein format.

Reflex Canon EOS 6D sur fond blanc

Appareil photo de type reflex, ici un Canon EOS 6D.
(Crédit photo : Oscar Ivan Esquivel Arteaga)

Sensibilité (ISO ou ASA)

La sensibilité désigne à quel point la pellicule ou le capteur de votre appareil photo sont réceptifs à la lumière. Plus cette valeur est élevée, plus la pellicule ou le capteur y seront réceptifs. Ce paramètre a donc un impact direct sur l’exposition de vos photos et peut être réglé manuellement ou automatiquement. Cette valeur est exprimée en une suite de chiffres suivi de la mention « ISO » sur les appareils numériques, car ces valeurs sont normalisées (ISO signifiant International Standardization Organization). En argentique, une mention courante était ASA (American Standard Association), mais les valeurs utilisées sont identiques. Les valeurs les plus courantes sont : 100, 200, 400, 800, 1600, 3200, 6400, 12800 et 25600.

Sous-exposition

Lié à l’exposition, on dit cela si une photo est visiblement trop sombre. La sous-exposition peut parfois être voulue dans un but artistique, mais elle peut aussi être accidentelle en cas d’erreur dans les réglages : une sensibilité trop basse, une ouverture trop petite, et/ou un temps de pose trop court peuvent en être à l’origine (voir le principe du triangle d’exposition).

Stabilisateur

Système intégré dans certains objectifs et sur certains capteurs dans le but de stabiliser l’image. Si on utilise un temps de pose trop long ou que l’on fait un mouvement trop brusque au moment de déclencher, il se peut que la photo soit floue (on appelle ça du « flou de bougé »). Dans ce genre de situation, le stabilisateur permet de compenser vos mouvements afin de vous aider à avoir une photo bien nette. On retrouve un système de stabilisation sur certains objectifs, leur présence étant signalée par une abréviation (IS chez Canon, VR chez Nikon, OS chez Sony…), mais cela a pour impact d’alourdir les objectifs, de les rendre plus encombrants, et cela fait aussi augmenter leur tarif. C’est la raison pour laquelle il existe parfois deux versions d’un même objectif : un avec stabilisateur, et un autre sans (c’est le cas des zooms 70-200 mm, par exemple). On retrouve également un système de stabilisation sur certains capteurs d’appareils hybrides (la technologie étant assez nouvelle) permettant alors de stabiliser un objectif non pourvu de cette fonctionnalité, ou de fonctionner conjointement avec un objectif possédant déjà un stabilisateur, pour proposer une stabilisation encore plus efficace. La stabilisation repose sur le principe de la compensation : par exemple, si vous bougez vers le haut, le système bougera vers le bas. Notez que le stabilisateur ne compense que les vibrations (les micro-mouvements que vous pourriez faire), mais en aucun cas les déplacements que vous effectuez (en voiture, en train…). Il est une aide précieuse, mais à ne pas confondre avec une baguette magique : le stabilisateur a ses limites.

Super téléobjectif

Désigne un objectif capable de « cadrer très serré », c’est-à-dire que vous aurez la sensation de pouvoir grossir les éléments qui paraissent très éloignés et de pouvoir les intégrer à votre cadre. Comme si vous pouviez zoomer très fortement avec vos propres yeux (ou que vous utilisez des jumelles très puissantes). Pour vous donner un ordre d’idée : sur les objectifs dédiées aux capteurs plein format, les focales allant de 300 à 600 mm sont considérées comme des super téléobjectifs. Pour ceux des capteurs APS-C, ce sera plus entre 200 et 400 mm, et pour les capteurs Micro 4/3, ce sera entre 150 et 300 mm.

Surexposition

Lié à l’exposition, on dit cela si une photo est visiblement trop claire. La surexposition peut parfois être voulue dans un but artistique, mais elle peut aussi être accidentelle en cas d’erreur dans les réglages : une sensibilité trop élevée, une ouverture trop grande, et/ou un temps de pose trop long peuvent en être à l’origine (voir le principe du triangle d’exposition).

Télé

Diminutif de téléobjectif. Il s’agit de la focale la plus grande que puisse vous proposer un objectif de type zoom. Par exemple, la position télé d’un 18-55 sera 55 mm, là où 18 mm sera la position dite grand angle.

Téléobjectif

Désigne un objectif capable de « cadrer serré », c’est-à-dire que vous aurez la sensation de pouvoir grossir les éléments qui sont au loin et de pouvoir les intégrer à votre cadre. Comme si vous pouviez zoomer avec vos propres yeux (ou que vous utilisez des jumelles). Pour vous donner un ordre d’idée : sur les objectifs dédiées aux capteurs plein format, les focales allant de 70 à 300 mm sont considérées comme des téléobjectifs. Pour ceux des capteurs APS-C, ce sera plus entre 50 et 200 mm, et pour les capteurs Micro 4/3, ce sera entre 35 et 150 mm.

Temps de pose

Aussi appelé vitesse d’obturation, le temps de pose désigne le temps durant lequel votre capteur est exposé à la lumière, grâce à un système de rideaux. Plus le temps de pose est long, plus le capteur reçoit de lumière. À contrario, plus le temps de pose est court, moins le capteur reçoit de lumière. Le temps de pose a donc un impact sur l’exposition de vos photos. Mais modifier le temps de pose permet aussi de choisir la façon dont souhaitez représenter votre sujet : figé ou en mouvement (on peut même générer du flou, volontairement ou accidentellement). Dans tous les cas, elle est exprimée en secondes ou même en fraction de seconde, selon la vitesse choisie. Par exemple : 10, 5, 2, 1/50, 1/250, 1/1000, etc. Ce paramètre peut être réglé manuellement ou automatiquement selon le mode de prise de vue utilisé.

Arrière d'un appareil photo argentique sans pellicule laissant apparaître le rideau de l'obturateur

Rideau d’un appareil photo de type reflex argentique.
(Crédit photo : Yaskin Nikita)

Tirage

Synonyme de développement.

Trans standard

Désigne un objectif cadrant de façon normale, plus ou moins proche de la vision humaine. Ce sont les objectifs les plus courants, et ceux fournis avec les appareils photos quand ils viennent en kit. Pour vous donner un ordre d’idée : sur les objectifs dédiées aux capteurs plein format, les focales allant de 24 à 70 mm sont considérées comme des trans standards. Pour ceux des capteurs APS-C, ce sera plus entre 15 et 50 mm, et pour les capteurs Micro 4/3, ce sera entre 12 et 35 mm.

Triangle d’exposition

Notion absolument essentielle en photographie permettant de comprendre comment est gérée et déterminée l’exposition d’une photo. C’est un équilibre délicat entre la sensibilité, l’ouverture et le temps de pose (d’où le « triangle », car il y a trois éléments qui requièrent votre attention). Changer un de ces éléments a forcément un impact sur l’exposition, et il est alors facile de sous-exposer ou de surexposer une photo si on ne fait pas les bons réglages. Cette notion est simple à appréhender d’un point de vue théorique, mais sur le terrain, c’est une autre histoire (pour les débutants, en tout cas). Toutefois, les automatismes par défaut de l’appareil photo permettent de ne pas avoir à trop s’en préoccuper, à moins de passer dans le mode de prise de vue M (pour Manuel) où là, c’est vous qui déciderez de tous vos réglages. On peut aussi modifier le triangle d’exposition en jouant avec la correction d’exposition (terme de niveau 2).

Ultra grand angle (UGA)

Désigne un objectif capable de « cadrer très large », c’est-à-dire que vous aurez la sensation d’avoir énormément de recul (même plus qu’avec vos propres yeux, c’est assez déstabilisant) et que vous pourrez intégrer tous les éléments possibles et imaginables votre cadre. Pour vous donner un ordre d’idée : sur les objectifs dédiées aux capteurs plein format, les focales allant de 12 à 20 mm sont considérées comme ultra grand angle. Pour ceux des capteurs APS-C, ce sera plus entre 10 et 14 mm, et pour les capteurs Micro 4/3, ce sera entre 7 et 10 mm. Dans le langage photographique courant, ils sont abrégés UGA.

Viseur

Équipement qui permet au photographe de déterminer comment il va cadrer son image. L’œil regarde dans le viseur (à travers un œilleton) et aperçoit une représentation de la réalité. Tous les appareils ne sont pas équipés de viseur, certains se contentant de l’écran arrière (ceci est donc valable uniquement pour les appareils numériques, principalement les compacts). Selon les types d’appareils, les viseurs peuvent être optiques ou électroniques, et affichent plusieurs informations utiles au photographe, comme l’exposition, le temps de pose, l’ouverture ou la sensibilité, ainsi que les collimateurs autofocus.

Viseur électronique (EVF)

Type de viseur que l’on retrouve uniquement sur les appareils numériques de tous types, hors reflex. À l’intérieur du viseur se trouve un petit écran qui affiche ce que « voit » votre capteur en temps réel. Cela a plusieurs avantages : prévisualisation de la photo finale avant le déclenchement (l’écran permet de simuler l’exposition avant la prise de vue), personnalisation poussée des informations affichées, et permet de voir dans la pénombre quand vos yeux ne le peuvent plus. Contrairement à une croyance populaire, les viseurs électroniques n’ont rien de nouveau, ils ont juste connu un regain depuis que les hybrides sont arrivés dans la course, mais on les retrouvait déjà sur les compacts et les bridges. Ce type de visée apporte son lot d’inconvénients : latence plus ou moins grande (décalage entre la réalité et ce qui s’affiche à l’écran), consomme beaucoup d’énergie, et certains utilisateurs qui se plaignent d’avoir un peu mal aux yeux si la différence de luminosité entre l’écran et l’ambiance réelle est trop importante. Ces viseurs tendent toutefois à s’améliorer, en proposant des écrans à l’affichage toujours plus fin, toujours plus rapide et toujours plus fidèle. Il y a fort à parier qu’un jour, ils fourniront un service à la hauteur du viseur optique. On utilise parfois l’abréviation EVF pour le désigner (Electronical View Finder).

Viseur optique (OVF)

Type de viseur que l’on retrouve uniquement sur les appareils de type reflex. Ces appareils étant composés d’un miroir et d’un pentaprisme, le photographe a donc un parfait reflet de la réalité lorsqu’il regarde dans le viseur. Cela a plusieurs avantages : aucune latence, énormes économies de batterie et fidélité assurée. Ce type de visée est encore très appréciée aujourd’hui, mais elle emmène toutefois quelques inconvénients : aucune prévisualisation de la photo finale avant le déclenchement, impossibilité de voir quoi que ce soit si l’environnement est trop sombre (en gros, si vous ne voyez rien avec vos yeux, vous ne verrez rien de plus dans un viseur optique). On utilise parfois l’abréviation OVF pour le désigner (Optical View Finder).

Vitesse d’obturation

Synonyme de temps de pose.

Zoom

Type d’objectif permettant de zoomer ou de dézoomer à volonté en tournant simplement une bague. Contrairement aux focales fixes, ils sont donc plus polyvalents (mais peuvent rendre le photographe plus laxiste). Afin de conserver une certaine compacité, les ouvertures maximales sont moindres que ce que les focales fixes sont capables d’offrir (généralement ƒ/2.8 dans le meilleur des cas), et elles sont parfois même glissantes sur les objectifs d’entrée de gamme. Le zoom permet toutefois de s’adapter à chaque situation en une fraction de seconde (et donc, il maximise les chances de réussir ses photos), la où une focale fixe peut se révéler frustrante de par la contrainte qu’elle impose. Lors de l’achat d’un boîtier neuf, les objectifs livrés avec sont quasi-systématiquement des zooms, car plus adaptés au grand public (mais il n’en reste pas moins appréciés par beaucoup de professionnels). Les zooms sont généralement équipés de deux bagues, une pour modifier manuellement la mise au point, l’autre pour modifier la focale.

Objectif zoom Canon 70-300 II IS STM

Objectif à zoom, ici un 70-300 mm de Canon.

Zoomer

Action d’augmenter la valeur focale pour grossir les éléments dans le cadre. Zoomer ne peut être fait que par des objectifs de type zoom, soit en tournant une bague dédiée à cela (on parle d’un zoom manuel), soit en appuyant sur un bouton (c’est le cas sur les compacts et les bridges où le zoom est donc électronique). Zoomer permet aussi de photographier des sujets se trouvant au loin et de leur donner plus d’importance dans le cadre, et également de supprimer certains éléments du cadre afin de retirer toute distraction visuelle. Zoomer permet généralement d’atteindre la position télé. 

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2 Commentaires

  1. Petre

    merci , très bien fait explicite et claire

  2. Sonick

    Merci beaucoup, content qu’il t’ait aidé 😊 Il sera complété avec le temps 😉

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